|
|
Népal :SSN Jorpati – Une école pour les enfants des noueuses de tapisOn trouve des tapis tibetains depuis le début des années 80 sur le marché européen. Dès cette époque, la migration depuis des régions reculées du Népal vers Katmandou s'est continûment accrue jusqu'au milieu des années 90. A la fin de cette décennie le conflit qui s'est enflammé entre le gouvernement et les rebelles maoïstes a obligé un grand nombre de personnes, surtout des jeunes, à quitter leur village. En conséquence la population de la capitale Katmandou, lieu sûr aux chances meilleures, s'est fortement accrue. Pourtant le manque de travail et de logements dans la ville a largement aggravé la situation socio-économique de l'immigration rurale. Les ouvriers de la production népalaise des tapis ne se trouvent pas en meilleure position, puisque 95% des noueurs/euses sont des immigré(e)s dont les salaires, stagnants depuis 7 ans, exigent des prouesses de survie. Une grande majorité de noueurs s'est dès lors exilée vers les pays du golfe d'Arabie ou en Asie afin de chercher du travail, laissant femme et enfants aux pays. La scolarité des enfants, payante au Népal, est devenu un rêve irréalisable. Baudha Jorpati, commune voisine de Katmandou, est connue comme "village des tapis". Elle compte environ 25'000 habitants dont une grande partie est composée d'immigrants indigènes qui vivent au dessous du seuil de pauvreté. L'école "Samata Shikshya Neketan" (SSN Jorpati), construite en 2001, offre aux enfants d'immigrants une scolarité de base à des frais minimes afin de prévenir une nouvelle génération d'analphabètes. 90% des écoliers/ières sont enfants d'ouvriers/ières employé(e)s dans l'industrie du tapis. A cause du manque de moyens financiers l'école n'a pu admettre au début que 1'500 enfants, laissant une demande encore élevée. Grâce au projet du Label STEP, aujourd'hui ce sont déjà 3'300 enfants qui peuvent aller à l'école. Le projet englobe des investitions dans les domaines suivants:
|